L’Edito du Président (15 juin 2019)

, par  François Bressy

Les échecs s’écrivent aussi au féminin

Les derniers résultats du trophée Roza Lallemand, le Championnat de France féminin de parties rapides, attirent notre attention sur la place des féminines, jeunes et moins jeunes, dans notre sport. Le fait que la Directrice fédérale des Féminines récompense la Ligue d’Occitanie pour sa forte participation à cette compétition pourrait laisser penser que la situation est satisfaisante dans notre Ligue. Mais il faut y regarder de plus près.

En Occitanie, le nombre de licences féminines (A+B) au 31 août 2018 (derniers chiffres d’une saison complète) s’élève à 851, soit 19% du total des licences de la région (contre 20% au niveau national). Cette proportion tombe à 13% si on ne considère que les licences A (proportion identique au niveau national).
Que ce soit au niveau régional ou national, cette proportion reste très (trop !!) faible. De fait, les effectifs féminins, corrects jusqu’à la catégorie des Benjamines (U14F), chutent brutalement ensuite. En Occitanie, au 31 août 2018, il y avait 80 Benjamines, 34 Minimes Filles, 16 Cadettes et 5 (cinq !!) Juniors Filles.

Au-delà des questions dites « culturelles », souvent évoquées pour tenter d’expliquer cette désaffection, il faut nous interroger sur la qualité et l’attractivité des activités et compétitions proposées pour permettre aux jeunes filles de poursuivre leur parcours échiquéen. Il y a certainement quelque chose de plus à faire !

De grandes championnes jouent ou habitent dans notre région. Silvia Collas, Christine Flear, Sophie Milliet, Anda Safranska et nos jeunes championnes Laura Sumarriva Paulin, Florence Rollot, Béatrice Belluire ont toutes remporté au moins un titre de Championne de France. Elles constituent de véritables modèles d’identification, qui contribuent au développement des échecs au féminin.

La question est parfois posée de la pertinence des compétitions spécifiquement féminines. Ces compétitions sont conformes aux règlements de la Fédération internationale des échecs (FIDE) à laquelle adhère la FFE. Par ailleurs, la très grande majorité des sports organisent des compétitions féminines séparées : pourquoi pas les échecs ? Notons qu’à l’inverse, les échecs figure parmi les rares sports à permettre aux féminines de participer à toutes les compétitions, qui sont donc toutes mixtes.

Enfin, notre discipline comporte en ses rangs des dirigeantes très compétentes comme notre Vice-présidente Françoise Cwiek et la directrice des jeunes Marine Thuret. Par ailleurs, vous avez pu découvrir sur le site de la FFE que « l’arbitre du mois » de juin n’est autre que Marie Vianey, de Lavérune.

Mesdames, Mesdemoiselles, vous êtes donc ici chez vous !

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